Equipe de France Militaire de Ski
Vous êtes ici : Accueil » Actualité » SJUSJOEN : dur mais.....

SJUSJOEN : dur mais.....

D 19 novembre 2011    


La Norvège avait relevé le défi de maintenir l’ouverture du circuit coupe du monde chez eux, quitte à trouver un autre site que Beitostolen. C’est donc sur les hauteurs de Lillehamer, dans la petite station de Sjusjoen que la FIS a validé le projet.
Ils ont réussi et réalisé un travail extraodinaire, en proposant dans des délas très courts, une boucle de 3,75 km avec uniquement de la neige artificielle.
Ce type de neige est composée de minuscules grains proches de la neige fondue qui avec le froid et l’humidité ambiante (l’air était durant la course saturée à 70% d’humidité) a tendance à la durcir pour lui donner à certains endroits une sensation de neige très dure proche de la glace.
Difficile dans ces conditions de farter juste. D’autant qu’au fil des passages et des heures chaudes, la neige a tendance à se transformer donnant alors une apparence de farine, qui alourdit bien le ski qui s’enfonce.

Pourtant la piste peu technique offrait de petits paliers avec deux grosses bosses et des descentes bien raides qui ont failli éjecter quelques athlètes dans le fossé.

JPEG - 31.9 ko
Le chasseur Anouk FAIVRE PICON
(Source EFMS)

Chez les filles, Nos trois militaires sont parties prudemment grignotant des places au fil des trois boucles.
Malheureusement pour le caporal-chef Coraline HUGUE, une mauvaise forme passagère l’obligeait à lever le pied. Très déçue d’être passée à côté, d’autant qu’elle garde en souvenir le spectre des sélections en cas de mauvais résultat. Néanmoins elle garde le moral, persuadée que comme chaque année, il y a toujours une mauvaise course dans la saison et que le meilleur doit arriver.
Pour le chasseur Laure BARTHELEMY, toujours d’humeur égale, elle reste humble et discrète devant sa performance qui la laisse à la 23° place mais à seulement une poignée de secondes seulement de la 9° place. Ce qui laisse présager de biens meilleurs classements dans un avenir proche.
Enfin pour le chasseur Anouk FAIVRE PICON, cette course lui laisse un goût amer :
"...je ne vais pas refaire la course, mais rater les points à une seconde et demi, c’est rageant. Je n’avais personne pour me servir de lièvre, contrairement à certaine filles et à la fin de la première boucle, j’ai été passablement gênée par une suédoise qui m’a presque marché sur les skis..."

JPEG - 21.2 ko
Le caporal chef Robin DUVILLARD
(Source EFMS)

Pour les garçons, la course était quasiment similaire. Les deux premiers tours, tout s’est bien passé, mais à l’entame du 8° kilomètres ce fut le trou noir. Jambes lourdes, manque de tonus, souffle coupé, bref une absence totale de performance.
Comme le dit si justement le caporal chef Robin DUVILLARD :
"... quand la motivation n’est pas là, cela ne marchera pas, mais quand elle est là, cela ne suffira pas...."

Grosse déception côté français, d’autant qu’avec un départ tout à fait correct, à mi parcours tous pointaient à moins de trente secondes de la tête de la course.

De plus devant l’écrasante domination des norvégiens et des biathlètes, on ne voit pas comment le hold up des trolls ne se poursuivra pas demain lors du relais.
Le chasseur Bastien POIRRIER regardera le relais sur le banc de la touche pour encourager nos athlètes qui gardent confiance et sourire.

JPEG - 33.3 ko
Les athlètes gardent confiance et sourire
(Source EFMS)

Rechercher